Kolodozero
Entre 2011 et 2015, Aleksey Myakishev a posé son appareil dans un village isolé du nord-ouest de la Russie, en Carélie. Quatre années à observer le quotidien d'une communauté rurale, loin des symboles et des grandes villes — les saisons qui passent, les visages qui se laissent approcher, une vie qui « résonne à la fois simplement et profondément ». De ce temps long est né Kolodozero, un livre de 59 photographies en bichromie, salué à sa sortie par Réponses Photo et Polka comme l'une des révélations du renouveau éditorial argentique français.
- Auteur · Aleksey Myakishev
- Sujet · Kolodozero, village de Carélie, Russie
- 59 reproductions en bichromie, 96 pages
- Langue · Français, russe, anglais
- Existe en couverture cyrillique
Une plongée dans le temps long d'un village russe
Kolodozero n'est pas un reportage au sens journalistique du terme. C'est une présence prolongée, patiente, qui se construit photographie après photographie sur quatre années. Aleksey Myakishev ne cherche pas l'instant spectaculaire ; il cherche la confiance, celle qui permet à un visage de se livrer sans pose, à une scène domestique de garder toute sa simplicité.
Le choix de la bichromie pour l'impression des 59 reproductions n'est pas anodin. Cette teinte ajoutée à l'image noir et blanc donne à l'ensemble une chaleur presque mémorielle — comme si chaque photographie portait déjà en elle la patine du souvenir. C'est cette qualité qui a marqué la critique à la sortie du livre : Yann Garret, rédacteur en chef de Réponses Photo, y voyait « une offrande à la nature et aux hommes », tandis que Polka saluait « une réussite pour ce nouvel éditeur dédié à l'argentique ».
Dominique Derda, grand reporter à France Télévisions, résume peut-être le mieux ce qui distingue ce travail : il y trouve « la Russie éternelle, loin des ors du Kremlin et des néons de la ville », celle « des honnêtes gens », photographiée par « un photographe dont le talent n'a d'égal que l'humilité ». Une interview de l'auteur, disponible sur le Leica Camera Blog, permet d'entrer plus avant dans la genèse de ce projet pour qui souhaite prolonger la lecture.
L'objet lui-même prend soin du sujet qu'il porte : couverture rigide toilée, papier épais de 170 grammes, format généreux de 21×24 cm. Une édition existe également en couverture cyrillique, deux matières, pour ceux qui souhaitent une présence visuelle du russe jusque sur la tranche du livre.
Caractéristiques de l'ouvrage
| Auteur | Aleksey Myakishev |
|---|---|
| Éditeur | Bergger éditions |
| Pages | 96 |
| Reproductions | 59 photographies en bichromie |
| Langue des textes | Trilingue : français, russe, anglais |
| Format | 21×24 cm |
| Papier | 170 g/m² |
| Couverture | Rigide toilée (existe aussi en couverture cyrillique, deux matières) |
| ISBN | 978-2-9555912-0-8 |
| Période de prise de vue | 2011 à 2015 |
FAQ — Kolodozero, Aleksey Myakishev
Les textes sont trilingues : français, russe et anglais.
Le contenu intérieur est rigoureusement identique — mêmes 96 pages, mêmes 59 reproductions, mêmes textes. Seule la couverture change : toilée et classique pour la version standard, en deux matières avec le titre en cyrillique pour l'autre édition.
Oui. Kolodozero illustre avec clarté ce que peut produire un travail au long cours, et la richesse d'une impression en bichromie soignée — une référence aussi bien pour les photographes en formation que pour les lecteurs de livres photo déjà aguerris.
Prolonger la lecture
Kolodozero rejoint, dans le catalogue de Bergger éditions, une collection de regards sur la Russie contemporaine — celui d'Igor Mukhin sur les mutations de la société post-soviétique dans Générations, ou son exploration de Moscou dans Ne parlons pas du communisme et Just pie in the sky.
Pour qui pratique soi-même la photographie noir et blanc argentique, la gamme de papiers et révélateurs Bergger permet d'explorer les mêmes territoires de tonalité que ceux choisis pour cette édition.
Basé sur 1
avis
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Très beau reportage